Si j'ai bien toute ma mémoire
Disait Dieu dans un coin du ciel
J'avais commençé une histoire
Sur une planète nouvelle, toute bleue
Bleue, pour ne pas qu'on la confonde
Je vais aller m'asseoir sur le rebord du monde
Voir ce que les hommes en ont fait
J'y avais mis des gens de passage
J'avais mélangé les couleurs
Je leur avais appris le partage
Ils avaient répété par cœur
«Toujours» ! tous toujours dans la même ronde
Je vais aller m'asseoir sur le rebord du monde
Voir ce que les hommes en ont fait
Je me souviens d'avoir dit aux hommes
Pour chaque fille une colline de fleurs
Et puis j'ai planté des arbres à pommes
Où tout le monde a mordu de bon cœur
Et partout, partout des rivières profondes
Je vais aller m'asseoir sur le rebord du monde
Voir ce que les hommes en ont fait
Soudain toute la ville s'arrête
Il paraît que les fleuves ont grossi
Les enfants s'approchent, s'inquiètent
Et demandent «pourquoi tous ces bruits ?»
Sans doute, Dieu et sa barbe blonde
Dieu qui s'est assis sur le rebord du monde
Et qui pleure de le voir tel qu'il est !
Dieu qui s'est assis sur le rebord du monde
Et qui pleure de le voir tel qu'il est.
- Francis Cabrel, 6/6/93
J'aime beaucoup la chanson française et j'adore ce CD de Cabrel qu'on m'a donné -
Samedi soir sur la terre. Mais il faut dire, son idée de Dieu est triste. Il me semble qu'il a l'impression que ce monde est tragique, qu'il manque de sens (
«Est-ce que ce monde est sérieux ?»); et Cabrel projette cette image pour imaginer Dieu. Son dieu est impuissant et triste face au péché de l'homme. Il dit même (dans
La cabane du pêcheur),
Y a sûrement quelqu'un qui écoute
Là-haut dans l'univers
Peut-être tu demandes plus qu'il ne peut ?
Mais pourquoi imaginer un dieu impuissant ? Si on reconnaît l'existance de dieu ici, c'est sûrement à cause de son création, qui manifeste son pouvoir ! Non, en ce cas, ce n'est pas principalement qu'on a oublié son pouvoir de créateur suprême - c'est parce que nous nous sommes élevés en comparaison - d'après nous - au niveau d'autorité ! En declarant fort notre liberté à faire du mal, nous imaginons que nous avons fait de dieu un impuissant. Ah, le pauvre dieu, il se perds un peu face à notre rébellion.
Euh, ramenons-nous à la réalité ?
Genèse 3 ?
Si on reconnaît qu'il existe un dieu bon et créateur, et que nous sommes pécheurs, qu'il soit
triste et impuissant est attirant. C'est tragique. On peut écrire des chansons au sujet. Ca n'aide rien, ni change rien, mais on sent un peu mieux. Pauvre dieu.
Mais un dieu bon et créateur, qui face aux pécheurs est puissant et fâché; de cela on n'écrit pas de chansons.
Gloire à Dieu tout-puissant qui nous a fourni un solution au problème de notre rébellion et sa colère, de lequel on peut bien chanter !
Jésus Christ... existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix.
C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
- Philippiens 2:5-11